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Pourquoi les avis Google sont importants pour un artisan

Avant de vous appeler, votre futur client compare quelques fiches Google sur son téléphone, sans vous connaître. Voici ce qu'il regarde vraiment à ce moment-là, ce qui le fait passer au suivant, et la bonne façon de demander un avis.

12 min de lecturePar l'équipe Mezavis
plombier près de chez moi

Ce que votre client voit

  • Votre entreprise

    4,9248 avis
    1,2 km
  • Dépannage Rivière

    4,637 avis
    2,4 km
  • Atelier Sud Plomberie

    5,03 avis
    3,1 km

Le choix se joue icien 30 secondes

Un samedi matin, vous coupez l'arrivée d'eau d'un appartement du centre-ville. Le joint du chauffe-eau a lâché pendant la nuit, la cuisine a pris l'eau, la cliente vous attend en chaussons depuis deux heures. Vous repartez à midi, tout est sec, elle vous remercie trois fois sur le palier. Et nulle part, sur Internet, il n'existe la moindre trace de ce que vous venez de faire.

Pendant ce temps, à quatre rues de là, quelqu'un tape votre métier suivi du nom de votre ville. Il ne vous connaît pas, il ne connaît personne, et il va trancher avec ce qu'il a sous les yeux. Votre samedi matin ne pèse rien dans cette décision, parce qu'il n'a jamais été écrit.

Cet article ne parle donc pas vraiment de vous. Il parle de la personne qui hésite entre vous et deux autres pros : ce qu'elle lit, ce qu'elle craint, la façon dont elle élimine. Et il parle de la bonne manière de demander un avis, parce qu'il y a des règles et qu'il vaut mieux les connaître.

01

La recherche commence sans vous

Le client ne vous connaît pas. Il ne va pas sur votre site, il ne lit pas votre plaquette, il n'a jamais vu votre camionnette. Il reste sur la carte que Google lui affiche, avec une poignée de noms les uns sous les autres.

À cet instant précis, vous n'êtes pas un artisan. Vous êtes une ligne : un nom, une note, un nombre entre parenthèses, une distance. Vos vingt ans de métier, le chantier laissé propre, le prix annoncé et tenu, rien de tout cela n'apparaît. Il ne peut pas le deviner, il ne peut que le lire quelque part.

Même le bouche-à-oreille passe par cet écran. Quand un voisin donne votre nom, la personne tape ce nom sur son téléphone avant de composer le numéro. Ce qu'elle trouve à ce moment-là confirme la recommandation, ou la refroidit.

02

Le client ne cherche pas le meilleur artisan

Personne n'ouvre une seule fiche. On en ouvre plusieurs, on fait défiler au pouce, on revient en arrière, on compare. Ce tri n'a rien d'un jury qui récompense le meilleur : c'est une élimination. Une fiche qui ne rassure pas ne perd pas contre une autre, elle sort du jeu avant même la comparaison.

Derrière cette comparaison, il y a une seule émotion qui domine tout : la peur de se faire avoir. Elle a des visages très concrets, et ce sont eux que le lecteur cherche à écarter.

Votre futur client ne cherche donc pas le meilleur artisan de sa ville, il cherche à ne pas se tromper. La nuance paraît mince, elle change tout : il n'achète pas de la performance, il achète de la tranquillité.

C'est pour ça qu'un avis banal et précis pèse souvent plus lourd qu'un avis enthousiaste. « Il est venu à l'heure, il a annoncé le prix avant de commencer, il a tout nettoyé en partant » rassure davantage que « super travail, je recommande ». Et un avis qui décrit une situation proche de la sienne le retient encore plus : celui qui cherche un dépannage en urgence s'arrête sur l'avis qui parle d'un dépannage en urgence.

  • 1

    Le devis qui double

    Un prix annoncé au départ, une facture qui n'a plus rien à voir à la fin.

  • 2

    L'acompte versé pour rien

    L'argent est parti, l'artisan ne rappelle plus, et personne ne sait quoi faire.

  • 3

    Le chantier laissé en plan

    Un mur ouvert, une salle de bains inutilisable, et l'attente qui s'étire.

  • 4

    Le travail à refaire

    Le carrelage posé de travers qu'un autre devra reprendre, à ses frais.

  • 5

    Le pro injoignable

    Sa vraie crainte n'est pas que ça se passe mal, c'est qu'il n'y ait personne en face ce jour-là.

Le détail vaut mieux que le superlatif

Quand vous demandez un avis, vous pouvez rappeler au client ce que vous avez fait chez lui. Pas pour lui dicter quoi écrire, ça ne vous appartient pas, mais parce qu'un souvenir précis produit un avis précis, et qu'un avis précis parle au prochain client qui vit la même galère.

03

Comment Google classe les artisans sur Maps

Quand un particulier cherche un artisan sur son téléphone, il voit d'abord une petite carte avec quelques entreprises, note et nombre d'avis affichés. C'est le premier bloc qu'il voit, et bien souvent le seul qu'il ouvre.

Google explique publiquement qu'il classe ces résultats sur trois choses : la pertinence, la distance et la notoriété. La pertinence, c'est le fait que votre fiche corresponde à ce qui est cherché : le bon métier, les bonnes prestations, des informations à jour. La distance, c'est l'écart entre votre adresse et la personne qui cherche. La notoriété, c'est ce que le reste du web dit de vous, et pour un artisan les avis en sont la partie la plus visible.

Le reste, la date du dernier avis, la régularité, le fait que vous répondiez, n'est pas une règle de classement annoncée par Google, et personne ne devrait vous le vendre comme telle. En revanche, tout cela est lu par le client, en pleine lumière, au moment où il choisit. C'est déjà une raison suffisante de s'en occuper.

À retenir sur le classement

Vous ne pouvez pas déplacer votre entreprise ni changer les règles de Google. Vous pouvez tenir votre fiche à jour et récolter des avis. C'est tout, et c'est déjà beaucoup.

04

Note, nombre d'avis, date : ce que la fiche dit

La note sert de premier tri, mais un tri grossier. Nettement plus basse que celle des fiches d'à côté, elle fait passer au suivant sans qu'on lise une ligne de plus. Dès qu'elle est dans la même zone que les autres, en revanche, elle ne départage plus rien. Mettez-vous à la place du client : d'un côté un chauffagiste à 5,0 sur trois avis, de l'autre un chauffagiste à 4,7 sur cent vingt avis. Le premier a la plus belle note, et pourtant c'est souvent le second qu'on appelle.

Trois avis, ça peut être le beau-frère, la voisine et un ami de la famille. Cent vingt avis, non. Le volume apporte ce que la note seule ne donne pas : de la variété. Des dépannages en urgence et des chantiers complets, des clients faciles et des clients pénibles, l'hiver et l'été. La moyenne a survécu à tout ça.

Il y a aussi une fragilité arithmétique. Sur quatre avis, un seul client mécontent fait chuter la note de façon spectaculaire. Sur quatre-vingts, le même client redevient ce qu'il est vraiment : une journée qui s'est mal passée, au milieu de journées normales. Le volume ne sert pas à gonfler la note, il sert à la rendre lisible.

Restent les dates. Un avis est une photo datée : il dit qu'à ce moment-là, chez ce client, le travail était bon. Une fiche dont le dernier commentaire remonte à deux ans laisse le lecteur se demander si l'entreprise tourne encore, comme un rideau à moitié baissé sur une devanture. Il ne se pose pas la question longtemps, il passe au suivant.

Une fiche silencieuse n'est pas neutre

On croit souvent qu'une fiche sans avis part de zéro, à égalité avec les autres. En réalité, le silence est lu comme une information. À côté d'une fiche vivante, une fiche vide n'a pas l'air jeune : elle a l'air abandonnée.

05

Le client prudent va lire vos mauvais avis

On imagine qu'un visiteur lit les avis du haut vers le bas. Beaucoup de clients prudents font l'inverse dès que le montant devient sérieux : ils descendent chercher les avis à une et deux étoiles. Ce n'est pas de la malveillance. Ils veulent savoir ce qui se passe quand ça se passe mal.

Imaginez deux fiches portant exactement le même avis à une étoile, un client furieux d'avoir attendu. Sur la première, rien : le silence donne raison au mécontent. Sur la seconde, une réponse calme, qui rappelle les faits sans agresser, reconnaît le retard et explique ce qui a été proposé pour rattraper le coup. Des deux, la seconde est la seule qui rassure.

Ce que le lecteur apprend là, il ne peut l'apprendre nulle part ailleurs : comment vous vous comportez sous tension. Écrivez donc vos réponses en pensant aux futurs lecteurs, jamais au client fâché ; ce sont eux, le vrai public. À l'inverse, une fiche uniquement composée de compliments met souvent mal à l'aise : on se demande où sont passés les mécontents.

Et puis il y a le délai. Un client déçu que vous rappelez le jour même vous laisse une chance de régler la chose entre vous. Le même, découvert des semaines plus tard sous une étoile, ne vous laisse plus que la réponse publique.

06

Ce que vous pouvez réellement contrôler

Vous ne contrôlez pas ce que vos clients écrivent, et heureusement. Vous contrôlez deux choses seulement : à combien de clients vous demandez un avis, et à quel moment vous le demandez. C'est peu, et c'est suffisant.

Le moment compte énormément. La reconnaissance d'un client est à son maximum sur le pas de la porte, quand la fuite est arrêtée et le sol sec. Quelques jours plus tard, l'eau chaude fonctionne et il ne pense plus du tout à vous. Ce n'est pas de l'ingratitude : un problème réglé est un problème qu'on oublie.

Ce n'est donc pas la mauvaise volonté du client qui bloque, c'est vous, un vendredi à 19 h, avec quatre chantiers en cours et son numéro perdu entre le carnet et le téléphone. La seule méthode qui tienne dans la durée consiste à rattacher la demande à un geste que vous faites déjà de toute façon : vous rangez les outils, vous notez le client, la demande part.

Certains le font à la main, avec le lien de leur fiche enregistré dans leur téléphone. D'autres passent par un outil comme Mezavis, qui envoie le SMS et l'email quelques heures après l'intervention, avec le même message pour tous les clients, sans exception. Le support importe peu. Ce qui compte, c'est que ça ne dépende plus de votre mémoire.

  • 1

    11 h 40, sur le palier

    Elle vous remercie. C'est là que l'avis serait le plus sincère et le plus détaillé.

  • 2

    14 h, chantier suivant

    Vous y pensez une seconde, puis le chantier suivant reprend le dessus.

  • 3

    Le soir, à la maison

    Vous n'avez plus son numéro sous les yeux : il est dans un SMS, un devis ou une facture.

  • 4

    Trois jours après

    Relancer paraît insistant, et l'intervention est déjà loin pour elle.

  • 5

    La semaine suivante

    Le sujet est clos. Un client content de plus, zéro avis de plus.

07

Demander un avis Google à tous vos clients

Demander un avis n'a rien d'interdit ni de gênant. Google autorise, et encourage même, le fait de solliciter ses clients. Ce qu'il interdit, c'est de trier, c'est-à-dire ne demander qu'à ceux dont vous êtes sûr, et d'offrir une remise, un geste commercial ou un cadeau en échange. La demande part à tout le monde, sans exception ; ensuite, c'est le client qui décide s'il écrit et ce qu'il écrit.

Cette règle vous arrange plus qu'elle ne vous gêne. Une fiche parfaite au millimètre finit par sonner faux, et le lecteur le sent avant de savoir pourquoi. Quelques avis moyens au milieu d'une majorité de bons avis donnent au reste sa crédibilité : ils prouvent que les commentaires viennent de vrais clients, libres de dire ce qu'ils pensent.

Reste la vraie crainte : demander, et récolter un avis négatif. Un client vraiment mécontent n'a pas besoin de vous pour aller sur Google, il y va tout seul. Ce que vous pouvez gagner, c'est du temps de réaction : quand un client se dit insatisfait, être prévenu tout de suite vous laisse la possibilité de le rappeler. C'est ce que fait l'alerte de Mezavis. Il reste libre de publier ce qu'il veut, mais vous avez eu la chance de décrocher votre téléphone.

  • 1

    Demandez à tout le monde

    Le client difficile comme le client facile, la même demande pour tous, sans exception.

  • 2

    Demandez vite

    Dans les heures qui suivent l'intervention, pendant que le souvenir est encore précis.

  • 3

    Envoyez un lien, pas une consigne

    « Cherchez-nous sur Google » demande plusieurs manipulations, un lien direct en demande une.

  • 4

    Répondez, surtout au négatif

    Votre réponse est lue par des gens qui n'ont pas encore appelé.

  • 5

    Tenez la régularité

    Quelques avis chaque mois valent mieux qu'une salve, puis plus rien pendant un an.

Le tri, c'est la seule vraie ligne rouge

Envoyer la demande à tous vos clients : autorisé. Ne l'envoyer qu'à ceux dont vous êtes sûr, ou récompenser un avis : interdit. Le client, lui, reste entièrement libre d'écrire ce qu'il pense, et rien ne l'empêche de publier directement sur votre fiche.

Les avis ne remplissent pas votre agenda tout seuls. Ils changent ce qui se passe avant : la personne qui décroche son téléphone a déjà lu des clients dire que vous êtes ponctuel, propre, et que vous expliquez ce que vous faites. La conversation ne commence plus au même endroit, et vous passez moins de temps à prouver votre sérieux qu'à parler du chantier.

Rien de tout cela ne demande un talent commercial. Ça demande une habitude : chaque intervention terminée, une demande envoyée, à tous, de la même façon. Le travail, vous le faites déjà. Il ne manque que la preuve.

L'essentiel

Ce qu'il faut
retenir.

Cinq points à garder en tête la prochaine fois que vous terminez une intervention.

  • Au moment du choix, vous n'êtes pas un artisan mais une ligne sur un écran, et le client cherche surtout à écarter ceux qui lui font peur.

  • Google explique publiquement qu'il classe les fiches sur la pertinence, la distance et la notoriété : la distance ne se déplace pas, la fiche et les avis, oui.

  • Un avis qui parle d'un artisan venu à l'heure, d'un prix annoncé et d'un chantier nettoyé rassure plus qu'un avis enthousiaste, parce qu'il répond à une crainte concrète.

  • Avec quatre avis, un seul client mécontent fait basculer la note ; avec quatre-vingts, il redevient une journée qui s'est mal passée.

  • Demander un avis à tous ses clients est autorisé ; trier les plus contents ou offrir une contrepartie ne l'est pas.

Questions fréquentes

Les questions que l'on nous pose.

J'ai déjà une bonne note, pourquoi continuer à en demander ?

Parce qu'une note ne se conserve pas, elle vieillit aux yeux de ceux qui la lisent. Les avis qui vous ont amené là s'éloignent dans le temps, et un visiteur qui voit un dernier commentaire d'il y a deux ans se demande si vous travaillez encore. Continuer à en recevoir régulièrement, c'est ce qui garde la fiche vivante. C'est moins un effort qu'un entretien, comme la révision annuelle d'une chaudière.

Demander un avis, est-ce que ça ne fait pas mendiant ?

C'est la crainte la plus répandue, et elle vient d'une confusion. Vous ne demandez pas un service, vous demandez un retour, et beaucoup de clients satisfaits sont contents de le donner : ils ne l'avaient simplement pas en tête. C'est aussi parfaitement autorisé, Google encourage même à solliciter ses clients. Ce qui est interdit, c'est de trier pour ne demander qu'aux plus contents, ou d'offrir une remise ou un cadeau en échange. La règle porte sur le tri et sur l'échange, pas sur la demande.

Ma fiche a quatre avis qui datent de deux ans, c'est fichu ?

Non, et c'est le cas le plus fréquent chez les artisans. Une fiche endormie se réveille avec les clients d'aujourd'hui : reprenez la demande sur vos interventions courantes, et les avis récents prendront le dessus dans ce que lisent vos visiteurs. L'erreur serait de vouloir rattraper le passé en sollicitant d'un coup tous vos anciens clients : une salve de commentaires publiés la même semaine, sur des chantiers vieux de deux ans, ne ressemble à rien de crédible.

Combien d'avis faut-il pour être crédible ?

Il n'existe pas de nombre magique, et méfiez-vous de quiconque vous en promet un. Le bon repère est comparatif et local : regardez ce qu'affichent les deux ou trois confrères qui apparaissent à côté de vous quand vous cherchez votre métier dans votre ville. C'est à eux que vous serez comparé, pas à une moyenne nationale.

Puis-je faire supprimer un avis injuste ou faux ?

Vous pouvez le signaler à Google s'il enfreint ses règles, par exemple s'il ne correspond à aucune intervention réelle ou s'il contient des insultes. Google peut alors le retirer, mais la suppression n'est jamais garantie et prend du temps. Considérez le signalement comme un recours secondaire : votre réponse publique, elle, est immédiate et entièrement sous votre contrôle.

Prêt en 3 minutes

Et si vos avis arrivaient
tout seuls ?

Ajoutez votre client après l'intervention. Mezavis envoie la demande par SMS et par email, à tous vos clients, sans que vous ayez à y penser.